Quelle est la différence entre un droit d’entrée et une cotisation dans une association ?

Ce sont les statuts, complétés le cas échéant par un règlement intérieur, qui prévoient ou non l’obligation de verser une cotisation par les membres.

Il est également possible, si cela est indiqué dans les statuts et/ou le règlement intérieur, de demander le versement d’un droit d’entrée.

Le droit d’entrée et la cotisation sont deux natures différentes de contributions versées par les membres. Une association peut prévoir statutairement de demander aux membres l’un ou l’autre, les deux ou aucun.

Le droit d’entrée est demandé à tout nouveau membre lors de sa première adhésion à l’association ; il est donc versé une fois pour toutes.

Une cotisation est en général annuelle et un membre doit alors s’en acquitter chaque année.

Concrètement, un nouveau membre peut être appelé à verser :
– L’année de son adhésion initiale : un droit d’entrée et la cotisation annuelle
– Les années suivantes : la cotisation annuelle.

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Les cotisations sont elles obligatoires dans une association ?

Les cotisations permettent, parmi l’ensemble des ressources, de financer les frais de l’association.

La cotisation traduit l’implication de l’adhérent qui s’engage dans l’activité de l’association.

En aucun cas, une cotisation :
– Ne donne pas lieu à une contrepartie financière pour l’adhérent.
– Ne doit pas représenter le prix d’un bien ou d’une prestation de services.

En effet, si les cotisations correspondent au prix d’une prestation réalisée au profit du membre, la somme versée correspond au prix de la prestation de service et non pas à une cotisation. Il convient d’être vigilant sur ce point qui peut être lourd de conséquences, notamment fiscales.

Rien n’oblige une association à demander à ses membres le versement d’une cotisation.

Seuls les statuts, complétés le cas échéant par un règlement intérieur, peuvent prévoir l’obligation de s’acquitter d’une cotisation.

En général, il est prévu statutairement qu’il revient au conseil d’administration ou au bureau de proposer le montant de la cotisation annuelle, qui sera ensuite validé par l’assemblée générale. Le montant de la cotisation peut également être fixé par le conseil d’administration si les statuts le prévoient.

Enfin, le montant de la cotisation peut être modulé en fonction de la catégorie de membre. Les membres fondateurs sont parfois dispensés de cotisation.

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Qu’est-ce qu’un apport dans une association ?

Dans une association, les apports correspondent aux biens mobiliers ou immobiliers qui sont apportés à l’association par un ou plusieurs membres.

Il peut s’agir de matériel informatique, de mobilier, d’équipements utiles à l’activité de l’association, de locaux, mais aussi plus simplement de sommes d’argent.

Ensuite, il convient de distinguer deux types d’apport :
– d’une part, les apports peuvent être effectués à titre définitif et irrévocable ;
– d’autre part, il est possible de grever d’un droit de reprise sur une durée ou lié à un évènement prévus dans l’acte d’apport.

Tel est le cas en particulier où les apports peuvent être repris s’il s’avérait que l’association faisait des biens un usage différent de celui pour lequel ils ont été apportés.

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Une association peut-elle organiser une manifestation, une exposition ?

Afin d’accroître ses ressources, une association peut organiser une ou plusieurs manifestations durant l’année.

Il peut s’agir de bals, d’expositions, de spectacles, de représentations théâtrales, de loteries, de tombolas, de lotos, de vente de saucissons aux écoles…

Dans tous les cas, l’association organisatrice doit respecter un certain nombre de règles (déclarations préalables, etc.) avant, pendant et après la tenue de la manifestation.

D’un point de vue fiscal, les associations peuvent organiser jusqu’à six manifestations exceptionnelles par an en franchise des impôts commerciaux.

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Une association non déclarée peut-elle émettre des factures ?

Si une association n’est pas déclarée, elle n’a pas de personnalité morale (article 5 de la loi de 1901) et ne peut donc pas facturer (ni avoir un compte bancaire à son nom, a priori).

Par contre, toute association déclarée à la préfecture peut émettre des factures.

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Quelles différences entre le mécénat et le partenariat ou sponsoring ?

Le mécénat est défini comme « le soutien matériel apporté sans contrepartie directe de la part du bénéficiaire, à une œuvre ou à une personne pour l’exercice d’activités présentant un intérêt général. »

Le parrainage correspond « au soutien apporté à une manifestation, à une personne, à un produit ou à une organisation en vue d’en retirer un bénéfice direct ».

Ainsi, la différence fondamentale résulte de l’absence ou l’existence d’une contrepartie.

Pour le parrainage, appelé aussi « sponsoring », l’objectif est la promotion de l’image du parrain, puisque figurent en « bonne place » son nom, sa marque ou encore son logo. En d’autres termes, le parrainage est assimilable à de la vente d’espaces publicitaires.

Il faut attirer l’attention sur le fait que malgré la dénomination donnée par l’association, la qualification juridique effective de l’opération relève d’un examen factuel.

Ainsi, il est admis que l’association puisse faire figurer le logo ou le nom du mécène, sans que cela conduise à une requalification en opération de parrainage, sous réserve d’un caractère et d’une taille « raisonnables ».

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Une association peut-elle vendre et avoir une activité économique ?

Une association « loi 1901 » est un organisme de droit privé à but sans lucratif… qui a parfaitement le droit de vendre des services, des produits, des saucissons…

L’association a alors une activité économique.

Une telle situation n’est pas sans conséquences, d’un point de vue juridique, comptable,… et surtout fiscal !

En pratique, la réalisation d’une activité économique peut être :
– occasionnelle ;
– ou habituelle.

Lorsqu’elle est occasionnelle, l’activité économique d’une association bénéficie de nombreux aménagements par rapport aux règles et obligations s’appliquant aux sociétés.

Par exemple, une association peut bénéficier de l’exonération d’impôts dite « franchise des impôts commerciaux » concernant la TVA, l’impôt sur les sociétés (concrètement, l’impôt sur les bénéfices) et la CET.

 

Lorsqu’elle est habituelle, l’activité économique d’une association est strictement encadrée. Le cadre est proche de celui des sociétés.

Fiscalement, l’association devient redevable des impôts commerciaux (TVA, impôt sur les sociétés et CET) et doit respecter les obligations déclaratives afférentes.

Juridiquement, il y a trois aspects :
– une telle activité doit être prévue dans les statuts ;
– les règles du droit de la concurrence, du droit de la consommation,… sont à respecter ;
– des factures en bonne et due forme sont émises.

A noter qu’une association exerçant une activité commerciale n’a pas à être immatriculée au RCS (registre du commerce et des sociétés) et elle ne dispose pas d’un « K-Bis ». Par contre, selon l’activité exercée, elle peut avoir à s’inscrire au RM (répertoire des métiers).

Comptablement, elle devra tenir une comptabilité, selon les modalités applicables aux sociétés.

Par ailleurs, si l’activité économique conduit à ce que l’association dépasse certains seuils, elle devra procéder à la nomination d’un commissaire aux comptes

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Une association a-t-elle le droit de faire des bénéfices ?

Une association « loi 1901 » est un organisme à but sans lucratif.

Ce caractère « non lucratif » signifie qu’il est interdit de partager des bénéfices… et il ne l’empêche pas cependant d’en réaliser !

Dit autrement, une association qu’elle exerce une activité non commerciale ou une activité commerciale ou économique peut dégager un « bénéfice ».

Un excédent est dégagé lorsque ses ressources sont supérieures à ses dépenses de la période concernée, « exercice comptable » (année civile, année scolaire,…).

Cet excédent ne pouvant pas être partagé entre les membres, il sera utilisé par l’association pour financer des projets, des investissements,… ultérieurs.

Mettons clairement fin au passage à une double idée reçue :
– le fait de dégager des excédents ne conduit pas à rendre l’association redevable des impôts commerciaux (TVA, impôt sur les sociétés, CET) ;
– le fait de ne pas dégager d’excédents ne signifie pas qu’une association est exonérée des impôts commerciaux (TVA, impôt sur les sociétés, CET)

Dans les deux cas, c’est l’activité exercée qui doit être analysée.

Par ailleurs, même une association recevant une subvention peut dégager un excédent raisonnable. Ce principe est prévue par les textes régissant les subventions, en particulier la circulaire Valls du 29 septembre 2015 :
« Le montant de la subvention ne doit pas excéder le coût de mise en œuvre, ce qui suppose l’établissement d’un budget prévisionnel. Il est cependant possible, à la faveur de la mise en œuvre du projet que l’association réalise un excédent ; cet excédent, sous peine d’être repris par l’autorité publique, doit pouvoir être qualifié de raisonnable lors du contrôle de l’emploi de la subvention. »

Pour prévoir la réalisation d’un excédent raisonnable, la convention de subvention inclut cette clause :
« Le financement public n’excède pas les coûts liés à la mise en œuvre du projet.
Ces coûts peuvent être majorés, le cas échéant, d’un excédent raisonnable constaté dans le compte-rendu financier. Cet excédent ne peut être supérieur à X% du total des coûts du projet effectivement supportés. »

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Une association peut-elle vendre des produits ou des services ?

Rien ne s’oppose au fait qu’une association ait une activité économique.

Action de vente. L’association propose des articles à la revente pour collecter des fonds rapidement. Vente de saucissons dans une associations par exemple

L’activité économique n’entraîne pas d’obligations supplémentaires lorsque les produits et services proposés par l’association sont accessoires à l’objet de l’association ou occasionnels.

Si l’activité économique est habituelle, l’association a des obligations spécifiques.

Activité économique accessoire ou occasionnelle

Les ventes occasionnelles ou accessoires sont encadrées, notamment par les limites suivantes :
– Les ventes par démarchage (porte-à-porte) sont soumises aux dispositions protégeant les consommateurs (droit de rétractation…)
– Les locaux utilisés pour les ventes occasionnelles ne peuvent pas être utilisés plus de 2 mois par année civile s’ils ne sont pas destinés à la vente au public ; cette opération doit en outre faire l’objet d’une autorisation administrative
– Les manifestions de bienfaisance et de soutien (bals, spectacles, kermesses) sont limitées à 6 par an pour bénéficier d’une exonération de TVA
– Les loteries ne sont autorisées qu’avec des mises de faible valeur
– Les ventes de boissons alcoolisées ne sont possibles que pour les boissons de classe 2 (bière, vin, cidre…) à l’occasion d’une fête publique organisée par une association, après autorisation du maire de la commune de la fête ;
– Les ventes de charité ne font pas l’objet de réglementation particulière dès lors que les fonds récoltés sont affectés à une œuvre caritative.

Pour les ventes de saucissons , no limit

Activité économique habituelle

Elle doit avoir été prévue par les statuts.

L’exercice d’une activité économique entraîne un certain nombre de conséquences :
– L’association doit établir une comptabilité lorsqu’elle dépasse certains seuils
– L’association doit nommer un commissaire aux comptes lorsqu’elle dépasse certains seuils
– L’association doit acquitter certains impôts
– Certaines conventions (contrats) conclues entre l’association et ses dirigeants sont réglementées
– L’association est soumise aux règles de la concurrence, françaises et européennes.

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Comment fidéliser un client

Fidéliser vos clients est une stratégie gagnant-gagnant : elle réduit vos coûts, augmente vos revenus et renforce l’image de votre marque. Offrez une expérience unique et créez des liens solides pour transformer vos clients en ambassadeurs de votre entreprise.
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1- Optez pour le marketing direct
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4- Transformez les réclamations de vos clients en opportunités
Soyez réactif pour montrer à vos clients qu’ils sont pris en considération. Traitez chaque réclamation comme une opportunité d’améliorer votre offre et de créer une relation privilégiée avec vos clients.

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